Accueil
Contact
Etat civil
Etablissements scolaires
Menus scolaires
Médiathèque
Decheterie
Associations
Evénements
Réservation de salle

Chapelle Sainte-Barbe

Revenir à : Patrimoine

Une chapelle de pèlerinage fondée en 1489

Sur un terrain qui relevait alors de la seigneurie du Faouët, ce sanctuaire fut créé à la suite du vœu de Jehan de Toulbodou, gentilhomme de la paroisse de Locmalo, rescapé de la chute d’un rocher provoqué par un orage.
La construction de la chapelle dédiée à sainte Barbe qui protège contre la foudre, débute en juillet 1489. Les voûtes sont achevées en 1512. Dans les vitraux créés quelques temps après, figurent en prééminence les armes des Boutteville, barons du Faouët, ainsi que celles des Toulbodou.
Par conséquence, la chapelle Sainte-Barbe fit localement l’objet d’un pèlerinage.

Les aménagements baroques du site vers 1700

Sur le versant ouest de la vallée de l’Ellé, le site domine un dénivelé d’environ 80 mètres. Cette topographie particulière, choisie à dessein, a engendré des aménagements inhabituels : plan raccourci pour la chapelle Sainte-Barbe, clocher séparé et maison de gardien disposés en rupture de pente du plateau.

Ce premier ensemble est complété vers 1700-1708 par une seconde chapelle dédiée à saint Michel, un pont et des escaliers distribuant les différentes terrasses, et un cheminement conduisant à la fontaine de dévotion située en contrebas.
Cette composition exceptionnelle se rattache aux réalisations baroques d’aménagements de site pour la promenade. Ici, il s’agissait non seulement de découvrir le paysage de la vallée – alors beaucoup moins boisé – mais aussi de faciliter l’accueil des pèlerins et les processions des pardons.

Les ajouts du XIXe siècle

Au sud de la maison du gardien un enclos quadrangulaire renferme la tombe de Claude René Bellanger (1768-1845), maire du Faouët de 1830 à 1835.
A l’ouest sur le plateau se trouve une croix de mission réalisée en 1860.

La chapelle Sainte-Barbe est classée monument historique depuis 1906. L’ensemble du site aménagé est classé en 1939. Depuis 1965, un site inscrit de protection des abords du site classé, s’étend largement sur le versant opposé de la vallée.
La récente mise en valeur des accès et des cheminements a été réalisée avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles.

Texte Claudie Herbaut – Historienne du patrimoine