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Eglise Notre Dame de l’Assomption

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SA CONSTRUCTION

Placée jadis sous le vocable de Notre-Dame du Rosaire, l’église paroissiale du Faouët est placée aujourd’hui sous celui de Notre-Dame de l’Assomption. Cet édifice, dont il est fait mention dès l’an 1446, a subi de nombreux remaniements au cours des siècles. La partie la plus ancienne est la porte intérieure occidentale sur laquelle s’appuie la tribune ; elle serait le témoin d’une première église du XIIIème siècle selon les uns, du XIVème siècle selon les autres.

La tour-clocher-porche plaquée devant cette porte pourrait être, quant à elle, contemporaine de la nef aux grandes arcades portées par des piliers alternativement circulaires et hexagonaux, arcades caractéristiques de l’architecture de la fin du XVème siècle. De la même époque est le porche sud.

Le linteau de la porte du collatéral nord et le deuxième pilier nord de la nef portent la date de 1642, date des travaux effectués dans ce collatéral nord. Cent ans plus tard, en 1743, on modifie le fronton de la tour-porche pour le mettre au gout du jour.

De 1829 à 1852 on construit les bras du transept et la sacristie sud.

En 1917, les Faouëtais sont réveillés par le tocsin : leur église est en feu. Les dégâts sont considérables : plus de toiture, de charpente, de voute en bois, de retable, d’autel, de statues de vitraux, de mobilier. Tout est cendre. Seul la tour-porche et le clocher sont intacts.

Il faut reconstruire. En trois ans, de 1924 à 1927, les gros travaux sont exécutés : reconstruction totale du chœur et des sacristies, réfection du haut des murs des bas-côtés et du porche sud, exhaussement des murs du transept, couvrement de l’église en fausse voute de briques creuses. Les vitraux viendront un peu plus tard : l’un représentant l’adoration des bergers devant l’enfant Jésus à Noël, l’autre, la mort de Jésus sur la Croix.

Après le concile Vatican II, le chœur sera avancé jusqu’au bras du transept et recevra un autel de granit.

SES PARTICULARITES

Le clocher massif attire immédiatement l’attention : sa toiture d’ardoises à quatre pans et brisis multiples, lui confère une originalité certaine teintée d’une note exotisme.

Dans le fond de l’abside, un tableau peint, en 1932, par Arthur MIDY, avec l’aide de Victor ROBIC, et offert par lui à la paroisse, représente l’Assomption de Marie d’après une œuvre de Pierre-Paul PRUD’HON.

Dans le bras sud du transept, près de l’autel de la Vierge, se trouve un couple de « gisants debout ». Il s’agirait des statues funéraires de Bertrand de TROGOFF, seigneur de TROGOFF-MOYSAN, et de Péronnelle de BOUTEVILLE.

Les BOUTEVILLE, d’origine normande, étaient seigneurs du Faouët depuis 1340, et leurs armes se retrouvent dans les chapelles de Sainte Barbe, de Saint Fiacre et autres.

À l’origine, le tombeau de Péronnelle et Bertrand, devait se trouver à l’intérieur de l’église dont les BOUTEVILLE étaient les fondateurs et prééminenciés. Aujourd’hui, ces deux gisants sont séparés d’une partie de leur tombeau qui se trouve à l’extérieur de l’église au sud, près de la Croix, dans l’ancien cimetière. Il porte les armes des familles BOUTEVILLE et TROGOFF.